avant : les débuts parc du Cuyabeno apès : entracte à Quito

Nous avons réservé un guide (Vicente) bien connu de Pascale et Jean-Denys. Le plan prévu : partis de Quito le dimanche soir, nous arrivons (par le bus de nuit) à Lago Agrio le lundi matin. Là, nous sommes pris en charge par la femme de Vicente, qui nous emmènera jusqu'à l'embarcadère. De là, nous prendrons une pirogue jusqu'à un campement au mileiu d'une magnifique lagune. Nous ferons pendats 4 jours des randonnées en étoile à partir de ce campement. Nous verrons des caïmans, des oiseaux, et peut-être des anacondas. Nous partageons le séjour avec trois jeunes français, Rachel, Céline et Fred. Rachel , contrairement à nous, parle très bien l'espagnol.

Le plan se déroule à peu près comme prévu. Musique à fond dans le bus (mais Philippe a emporté des boules Quiès et m'en offre gracieusement une paire). Peu avant l'arrivée, des militaires nous font descendre du bus pour un contrôle. Arrivés à Lago Agrio sous une pluie battante, nous retrouvons Mercedes, et partons en taxi en longeant les pipelines, jusqu'au fameux embarcadère. Là, nous rencontrons Vicente, qui nous propose de modifier notre séjour : 5 jours au lieu de 4, et une randonnée itinérante au lieu d'un campement fixe. Déjà que j'avais peur des bêtes, j'essaie de trouver toutes les objections : on n'a pas emporté assez d'agent - il nous fait crédit ; on n'a pas de tentes - il en a, et s'il pleut il a des bâches et des ponchos. Il s'occupe de tout ! Une majorité se dégage en faveur du changement de programme.

lundi après-midi, nous embarquons donc dans une pirogue et découvrons martins-pêcheurs géants, singes, toucans. Dans la lagune, nous nous approchons des oiseaux du Paradis, espèces de fossiles vivants au cri dissonnant et au vol plutôt lourd. Les paysages sont fantastiques. Le soir, nous apprenons à jouer au "6 nimmt", jeu de cartes apporté par Céline.

mardi matin, réveillés à 6h, nous partons faire un petit tour à pieds puis demandons la permission d'emprunter une pirogue sans moteur pour faire un tour avant le petit déj. Vu la qualité de notre espagnol, Vicente ne comprend peut-être pas, en tous cas il nous emmène jusqu'à un nid d'oiseaux du paradis. C'est génial. De retour, petit déjeuner, essayage des bottes, et c'est parti. Notre équipage, outre les 6 touristes, comprend notre guide Vicente, sa fille et une copine, qui sont en vacances, Tito, le propriétaire de la pirogue et son file Segundo, ainsi qu'un cuisinier, dont j'ai oublié le nom. Une petite suprise quan, voulant grignoter un biscuit, nous découvrons une énorme blatte. Nous sommes encore un peu chochottes. Balade à pieds après visite au chamane, qui soigne Fred et Gérard de tous leurs maux. Nous goûtons les fourmis citrons. Nous découvrons une espèce de potterie, reste du "cocon" en terre d'une cigale. Vicente nous explique lianes et plantes. Le soir, nous pêchons des piranhas puis nous nous baignons (pas exactement au même endroit). Nous dînons de riz et de poulet. A la nuit tombée nous allons débusquer des caïmans (ça se manifeste sous la forme de deux yeux rouges). Ensuite, nous jouons à "1,2,3,flop". C'est le seul jeu que je connaisse qui peut se pratiquer dans le noir (le seul jeu décent, j'entends). Un peu d'émotion au moment de s'endormir : il y avait des traces de caïmans sur la plage, quand nous y sommes arrivés. Mais visiblement, les touristes ne les intéressent pas.

la Lagune
la Lagune
fleur-amazonie
fleur-amazonie
le chamane
le chamane
Gérard se fait soigner par le chamane
Gérard se fait soigner par le chamane
racines
racines
Philippe pêche un pyranha
Philippe pêche un pyranha
caiman
caiman
mercredi. Nous continuons à remonter la rivière. Petite promenade à pieds où nous ramassons des noix de Tagua et d'autres fruits que nous allons utiliser pour jongler. Nous assistons aux ébats de dauphins roses. Le soir, nous allons faire un tour dans un petit village. Nous prenons l'école en photo. Nous dormons dans une construction un peu laissée à l'abandon, et apprenons à jouer à Bohnenza (autre jeu apporté par Céline). tiens, ce pont a l'ai cassé
tiens, ce pont a l'air cassé
traversee audacieuse
traversee audacieuse
dauphin rose
dauphin rose
passing
passing
salle de classe dans le Cuyabeno
salle de classe dans le Cuyabeno

jeudi. c'est parti pour une longue (trop longue à mon goût et pour mes fesses) journée de pirogue. Nous prenons une famille indigène en bateau-stop (nousembarquons même leur pirogue). Les enfants sont très intéressés par une démonstration de jonglage, j'apprends à la grande fille (13 ans) quelques rudiments de jonglage, on s'entend bien toutes les deux.

jonglage
jonglage

apprentissage du jonglage
apprentissage du jonglage
une barre russe improvisée
Nous découvrons un bambou de taille idéale et testons aussitôt ses qualités en tant que barre russe.
une pyramide avec nos compagnos de pirogue
Tant qu'on y est, on monte une pyramide avec nos compagnons de pirogue
main à main : Philippe et Gérard
main à main : Philippe et Gérard
planche de Maria-Magdalena
planche de Maria-Magdalena (la fille de Vicente)
arrivée sur la plage de campement
arrivée sur la plage de campement

Le soir arrive. Il a fait exceptionnellement beau, j'ai même attrapé un coup de soleil sur les genoux (typique de la journée en pirogue). Nous mangeons, nous jouons aux cartes, nous nous couchons... et ressentons soudain une impression d'humidité. IL PLEUT. Malgré ce qu'en dit Vicente (c'est du vent) nous sommes mouillés. Où sont les bâches.

Nous découvrons alors que les bâches sont virtuelles, il y a une seule bâche ici et c'est celle de Tito, idéale pour abriter 3 personnes. Nous courons nous réfugier sous cet abri (en emportant avec nous nos tentes-moustiquaires, pour éviter de les tremper. Puis, accalmie ! Nous retournons nous coucher, et 10 minutes après, c'est le déluge. Retour sous la bâche, cette fois sans les tentes (tant pis pour elles). Au début, nous sommes assis, puis nous réussissons à nous coucher et terminons la nuit ainsi (au signal... on change de côté).

la bache ayant abrité 10 personnes
au petit matin : la bâche ayant abrité 10 personnes
les taureaux reprennent possession de la plage
les taureaux reprennent possession de la plage
pas assez de ponchos pour tous
Vendredi : retour à Lago Agrio : et il n'y a même pas assez de ponchos pour tous.
En conclusion : si on vous dit "on s'occupe de tout" méfiez-vous quand même. Nous retournons à Quito par un bus de jour. Le paysage est très beau. Mais pas de photos.